Le concept part d’un regard et d’une réflexion sur notre société. L’idée de réflexion et de recherche de soi, d’infatigable quête de soi que l’on rencontre dans nos sociétés actuelles obnubilées par le paraître et l’image que la personne renvoie d’elle-même, au travers entre autres des nouvelles technologies et des réseaux sociaux tels que Facebook ou Instagram. 

Le premier grand miroir nous montre le reflet de soi comme s’il était déjà la personne elle-même, comme si la personne n’était déjà plus que son reflet, puisque c’est ce reflet qui lui-même se reflétera et sera transformé par le petit miroir qui le regarde. Ce deuxième miroir est soutenu tel qu'une main soutiendrait un de nos nombreux objets connectés. Ce deuxième petit miroir est lui-même un prisme qui transforme l’image et la passe à la moulinette de notre société. Ce prisme sociétal étant représenté par la grille, la matrice qui est l’essence même, la trame de toute société. Mais ce regard se perd ensuite dans un gouffre, celui de l’écho de l’image qui se répète à l’infini et se casse petit à petit.

En même temps le grand et le petit miroir qui se reflètent l’un dans l’autre représentent l’entraide et le soutien puisqu’ils sont en interaction l’un avec l’autre, et que de plus c’est une sorte de canne à l’envers qui les tient l’un à l’autre.